Berlin et La Dame à l’hermine : La fin de la série expliquée – Une Saison 2 pour bientôt sur Netflix ?

Il était là depuis le début. Élégant, imprévisible, aussi séduisant que dangereux. Depuis sa première apparition dans La Casa de Papel, Andrés de Fonollosa, alias Berlin, s’est imposé comme l’un des personnages les plus fascinants de la fiction espagnole. Cette saison 2, intitulée Berlin et La Dame à l’hermine et disponible en intégralité depuis ce vendredi 15 mai 2026, referme le cycle de ce spin-off avec une ambition narrative à la hauteur de son protagoniste : un double casse à Séville, une vengeance déguisée en opération culturelle, et une fin qui laisse le cœur à la fois comblé et en miettes.

Berlin et La Dame à l’hermine : la mécanique du double casse expliquée

Tout commence par un contrat signé entre le duc de Málaga, Alvaro Hermoso de Medina, joué par José Luis García-Pérez, et Berlin. Le duc, collectionneur impitoyable et criminel masqué derrière ses titres de noblesse, veut que le gentleman cambrioleur lui vole La Dame à l’hermine, le célèbre tableau de Léonard de Vinci alors de passage à Séville. Berlin accepte. Mais comme toujours avec Andrés de Fonollosa, le plan annoncé n’est jamais le vrai plan.

Ce que le duc ne sait pas, c’est que Berlin a très tôt compris que la vraie cible, c’est lui. Derrière ses velléités de mécène, Alvaro dissimule un empire souterrain bâti sur des œuvres volées, des trafics illicites et une fortune noire estimée à 75 millions d’euros. Berlin monte alors deux opérations en parallèle : voler le tableau en façade pour maintenir la confiance du duc, et vider simultanément ses coffres secrets, dont l’accès est protégé par un système de détection thermique capable d’incinérer quiconque s’y aventure sans autorisation.

Berlin et La Dame à l’hermine : la chambre des flammes, le courage de Bruce

La scène la plus intense de cette fin de saison se joue dans ces sous-sols protégés par des anneaux de feu. Pour permettre à l’équipe de fracturer le coffre sans déclencher le système, quelqu’un doit rester au centre des flammes suffisamment longtemps pour que l’oxygène se raréfie et coupe l’alimentation du dispositif. Une mission quasi suicidaire que Roi, joué par Julio Peña Fernández, et Bruce, incarné par Joel Sánchez, se partagent au départ. C’est finalement Bruce qui tient le plus longtemps, permettant à Damián, joué par Tristán Ulloa, et au reste de la bande de finaliser le braquage et de s’échapper avec les 75 millions et l’intégralité de la collection secrète d’Alvaro.

Berlin et La Dame à l’hermine : pourquoi Berlin rend les tableaux ?

C’est l’un des choix les plus révélateurs de la saison, et il en dit long sur l’évolution du personnage. Une fois les œuvres en sa possession, Berlin aurait pu les revendre, les conserver, en tirer un profit colossal. Il ne fait rien de tout ça. Sur les conseils du Professeur, incarné par Álvaro Morte dans une apparition très attendue, il prend la décision de restituer chacune des œuvres volées aux musées dont elles avaient été dérobées. La dernière séquence de la série se déploie comme une mosaïque de réactions : des conservateurs médusés, des gardiens de musée stupéfaits, des institutions culturelles qui retrouvent des chefs-d’œuvre qu’elles croyaient perdus à jamais.

Ce geste n’est pas anodin. Chez Berlin, dont toute la philosophie de vie repose sur la possession et le contrôle, rendre ces tableaux représente une forme inédite de lâcher-prise. Le duc avait cherché à faire de ces œuvres un instrument de pouvoir. Berlin choisit de les remettre là où elles appartiennent, à tout le monde.

Berlin et La Dame à l’hermine : la mort de Cameron et le coup de grâce émotionnel

Tout ne se termine pas en fanfare. La saison réserve son moment le plus douloureux à Cameron, jouée par Begoña Vargas, l’un des personnages les plus complexes de l’équipe. Repérée à bord du yacht d’Alvaro après que sa véritable identité a été découverte, elle est jetée à la mer dans des eaux glacées. Confrontée à un choix brutal, trahir l’équipe pour survivre ou se taire et mourir, Cameron choisit le silence. Ses dernières paroles sont pour Roi : elle lui dit qu’il est le véritable amour de sa vie, avant de sombrer. Une scène d’une brutalité émotionnelle rare, qui rappelle que derrière toute l’élégance de cet univers, chaque braquage a un prix humain réel.

La mort de Cameron change radicalement l’atmosphère du dernier épisode. Ce qui aurait pu n’être qu’une célébration de la victoire se teinte d’un deuil profond, qui pèse sur chaque membre de l’équipe, et particulièrement sur Roi.

Berlin et La Dame à l’hermine : Samuel, Genoveva et les fils narratifs qui se nouent

La série prend soin de refermer plusieurs arcs secondaires avec une précision chirurgicale. Samuel, le mystérieux personnage gravitant dans l’entourage d’Alvaro, révèle avoir toujours eu des sentiments amoureux pour le duc, ce qui explique sa complicité tacite avec Berlin : en laissant le plan se déployer, il participe à la destruction de l’empire d’un homme qu’il n’a jamais pu posséder autrement. Genoveva, la duchesse jouée par Marta Nieto, quitte quant à elle Alvaro dès que son empire s’effondre, sans se retourner. Le duc, dont l’identité reposait entièrement sur sa fortune et son pouvoir, se retrouve seul, dépossédé et humilié, exactement comme Berlin l’avait prévu.

Berlin et La Dame à l’hermine : Berlin et Candela, la fin la plus inattendue

C’est là que la saison réserve sa plus grande surprise. Au milieu du chaos, de la trahison et du deuil, Berlin se marie avec Candela, la pickpocket sévillane interprétée par Inma Cuesta, lors des dernières minutes du dernier épisode. Une cérémonie intime, dépouillée de tout artifice, à mille lieues des postures de façade qu’Andrés de Fonollosa a toujours entretenues avec les femmes dans sa vie. Pour la première fois, Berlin semble surpris par sa propre capacité à aimer quelqu’un de manière authentique, sans calcul, sans manipulation. Ce mariage, le sixième de l’histoire du personnage si l’on remonte dans toute la chronologie de l’univers La Casa de Papel, est le seul qui ressemble à un choix véritable.

La série se clôt sur cette image : Berlin qui choisit la vie, l’amour et la paix après des années passées à courir après la perfection criminelle. Un épilogue doux-amer, d’autant plus fort qu’il survient juste après la mort de Cameron.

Berlin et La Dame à l’hermine : une suite possible sur Netflix ?

Pedro Alonso a annoncé mettre un terme définitif à son incarnation de Berlin après cette saison 2. Ce final est donc pensé comme une conclusion, pas comme un point de départ. Netflix a néanmoins confirmé que l’univers de La Casa de Papel continuera à vivre à travers d’autres projets en développement. La porte est fermée pour Berlin, mais l’univers, lui, respire encore.

Marie R.
Marie R.
Toujours à la recherche d'une nouvelle série à regarder, je dévore les créations originales Netflix en un temps record !